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Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 13:12

Il est bon parfois de se mettre à lire des auteurs qu'on ne connaît pas pour découvrir de nouvelles sources de lecture ! C'est ce que je viens de faire avec "Degré de culpabilité" écrit par Rcihard North Patterson. J'aime les livres policiers bien ficelés. J'ai commencé par la célèbre Agatha Christie et suis devenue une fan inconditionnelle d'Hercule Poirot. J'ai continué sur un chemin classique : Mary Higgins Clark, Patricia Cornwell. Bien souvent tous ces livres vous raconte une enquête policière mais s'arrête là où commence une autre aventure pour le personnage poursuivi tout au long du récit : le procès (sauf quand ça se termine par sa mort !). Du coup, quand j'ai lu le résumé du livre j'ai de suite était attirée par le fait qu'on parlait de procès, d'avocats et que ça serait justement le procès qui permettrait de savoir ce qui s'était passé. Programme alléchant en perspective. Et sans aucun doute proche d'une certaine réalité puisque l'auteur, qui a vendu des millions d'exemplaires et qui a même reçu un Grand Prix de littérature policière en France, est un ancien avocat.

 

Je m'attendais à quelque chose de ficeler sans d'autres attentes particulières. J'ai été bluffée, scotchée par la qualité du récit. Parce que non seulement l'histoire, l'intrigue est magistralement développée mais en plus les personnages sont profonds, dotés d'une personnalité, d'une histoire, qui les rendent attachants. Et ils évoluent, en même temps que l'intrigue, ce qui nous donne une double raison de lire la fin du livre. Ainsi toute l'histoire repose sur Christopher Paget, un célèbre avocat américain qui a fait tombé un président lors d'une de ses premières affaires en tant que jeune avocat. Il va assurer la défense de Mary Carelli, son ancienne maîtresse, mère de son enfant Carlo, avec pour l'aider sa jeune assistante, Teresa Peralta. Chaque personnage a son histoire, ses doutes, ses inquiétudes, ses problèmes, qu'il doit gérer en plus de la pression phénoménale du procès. Ca les rend humains et ce n'est pas pour me déplaire. A cela s'ajoute une intrigue très bien ficelée. L'auteur nous maintient en haleine tout au long de l'histoire, il distille le suspens, domaine dans lequel il excelle, pour notre plus grand plaisir. Ces personnages sont propulsés dans une histoire complexe comportant des enjeux énormes, autant pour l'accusée que pour son avocat ou encore une personne brigeant une élection à un poste de gouverneur...

 

Aux amateurs du style, prêts à supporter de longues attentes, à être en haleine en permanence, lancez-vous !

 

 

 

=> Mary Carelli est accusée du meurtre de Mark Ransom. Elle ne le nie pas. Mais elle dit qu'il a tenté de la violer et qu'elle a agi en état de légitime défense. Elle décide de faire appel à Christopher Paget, son ancien amant et le père de son enfant pour la défendre... Une défense qui s'annonce fort difficile pour cet avocat pourtant talentueux. 

 

Extrait :

A cet instant le téléphone sonna. Distraitement, Paget décrocha. Terri attendit dans l'entrée, persuadée que l'appel était en rapport avec l'affaire. Mais ce qui la retint là, oublieuse d'elle même et de l'heure qui tournait, ce fut surtout l'étrange silence qui suivit.

" Où es-tu ?" finit par dire Paget.

Il resta à nouveau silencieux, attentif à la réponse.

" Ne parle à personne, dit-il. J'arrive tout de suite."

Il semblait tout à fait calme. Ce fut seulement lorsqu'il reposa le combiné avec un soin exagéré qu'elle remarqua sa pâleur. Elle le regarda, étonnée.

Paget parut surpris de la voir là. Puis il dit simplement :

"Mark Ransom a été tué."

Elle resta un instant interdite. Elle ignorait que Paget eût un rapport quelconque avec le célèbre écrivain et comprenait mal que l'on eût pu juger utile de le prévenir personnellement. Elle ne put contenir sa curiosité :

"Qui était-ce ?"

Il ne répondit pas tout de suite.

"Mary Carelli.

- La journaliste de télévision ?"

Cette désignation parut le surprendre. Soudain Terri se souvint : l'avocate de Washington, le second témoin contre Lasko ! Alors comme pour al corriger, Christopher Paget précisa :

"La mère de mon fils Carlo."

Par Maêlle - Publié dans : Livres
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