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Lundi 28 mars 2011 1 28 /03 /Mars /2011 14:03

 

Film de Clint Eastwood avec Cécile de France, Matt Damon, Thierry Neuvic, Georges McLaren...

 

"Au delà", c'est comme un bijou que vous sortez tout doucement de son étui. Vous prenez plaisir à juste le regarder sans rien faire avec. Là c'est pareil, vous prenez plaisir à regarder les acteurs faire du vrai jeu d'acteur sans action. Ça consiste à savoir retranscrire sur son visage les émotions qui traversent les personnages, à savoir filmer le silence pour qu'il signifie quelque chose... C'est s'émerveiller d'histoires humaines. Bref, j'ai beaucoup aimé. A vrai dire je n'ai pas été une seule fois dessus des derniers films de Clint Eastwood. J'avais vu Cécile de France au journal télévisé et je l'ai un peu découverte, n'ayant aucun souvenir d'elle dans des films. Elle m'a donné encore plus envie d'y aller ! Alors nous voilà devant notre écran à regarder défiler la vie de trois personnages principaux, la vie d'êtres humains brisés en plein vol. A quoi se rattacher quand on a tout perdu ? A quoi ça sert de vivre la vie que l'on a si on ne s'épanouit pas ? Autant de questions essentielles qui mettent le doigt sur la peur de la mort et le fait que beaucoup de personnes ne profitent pas de la vie au jour le jour. Clint Eastwood dévoile un film tout en douceur, marquant par la force des sentiments et des émotions qui s'en dégagent. Comme disait Cécile de France : « il ose filmer le silence. » Et c'est là que l'acteur dévoile tout son talent. Car dans ce silence on observe le visage et les yeux des acteurs. On imagine leur chagrin, leur douleur, le poids de leur existence... Ainsi Matt Damon se débrouille à merveille dans ce nouveau genre, loin, très loin, de la trilogie Bourne. Pour la première fois on l'imagine et on le voit tel un homme doux, généreux, blessé par la vie, possédant ce que les autres pensent être un don qu'il voit lui comme une malédiction. Cécile de France m'a épaté et m'a laissé un très bonne impression pour une première fois !! Elle est d'un naturel désarmant et s'épanouit à merveille dans son rôle. Elle joue vraiment bien cette femme qui a tout eu, qui va tout perdre mais se relancer. Elle montre, par son jeu d'acteur, la force de cette femme, affaiblit par un élément extérieur elle va dévoiler peu à peu sa vulnérabilité avant de se redécouvrir, différente. Je tire mon chapeau à Georges McLaren qui interprète l'enfant. Il est absolument bluffant de vérité, il dévoile un jeu magnifique où il interprète avec brio cet enfant brisé par la perte de son frère, qui ne sait plus comment vivre sans son jumeau, son ombre qui le guidait et l'aider à vivre cette vie difficile auprès d'une mère droguée. J'ai donc pris beaucoup de plaisir à regarder ce petit joyau du cinéma américain que je recommande aux amoureux du genre.

 

http://img189.imageshack.us/img189/7633/audelaffiche.jpg

 

=> Marie est passée à deux doigts de la mort lors du tsunami en Asie. Elle revient métamorphosée par cette expérience et a du mal à reprendre pied dans son boulot de journaliste à France Télévision. Des questions auxquelles elle n'a aucune réponse, assaillent son esprit et la perturbent. George est un américain, ouvrier dans une usine. Il est médium, il a même eu son site internet. Beaucoup voit en lui un don mais lui vit ça comme une malédiction. Quand à Marcus, il vit à Londres, aidé par son frère jumeau qui le guide et le soutient, il n'imagine pas s'en sortir sans lui surtout avec une mère complètement droguée et avec les services sociaux à ses trousses. Il va pourtant finir seul, sans savoir comment s'y prendre, sans savoir comment vivre sans son indispensable frère. Le voilà lui aussi confronté à des questions existentielles sans réponse...

Par Maêlle - Publié dans : Films
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Jeudi 17 février 2011 4 17 /02 /Fév /2011 15:47

Je récidive encore avec Bernard Simonay. C'est comme une drogue : quand on a commencé on ne sait pas comment s'arrêter !! A la différence, notable, que cette drogue-ci ne nuit pas à ma santé (enfin si peut-être ma santé mentale...) C'est donc avec plaisir, une petite pointe d'impatience en plus, que j'ai attaqué "La Prophétie des Glaces". Je l'ai dévoré et j'ai beaucoup aimé comme d'habitude. Je retrouve bien Bernard Simonay tel que je l'appréçie : innovateur, raconteur d'histoire totalement géniale... Bref, j'adore. Cette fois-ci il s'attaque, plus ou moins, aux extrêmistes en tout genre et aux personnes qui cherchent à nous laisser dans l'obscurantisme. Ou du moins qui ne souhaitent pas remettre en question ce qu'ils ont appris. L'Histoire est ainsi et ne peut être autrement. Erreur fatale d'historiens persuadés d'avoir le savoir absolu. Ce qui fait peur, c'est de se dire qu'on risque de passer à côté de choses intéressantes pour satisfaire l'égoïsme et l'orgueil de certains. Je ne dis pas que Bernard Simonay a totalement raison. Je dis juste que ce qu'il dépeint est fort probable vu la nature humaine. Je vous laisse découvrir cet autre roman de Bernard Simonay qui vous réservera bien d'agréables surprises.

 

 

=> Lara vit en Bretagne. Souvent réveillée la nuit par des cauchemars, son meilleur ami la persuade d'aller chez un hypnotiseur pour essayer de comprendre ses rêves dans lesquels le monde est envahi par le froid. Rohan Westwood vit aux Etats-Unis. Il survit par miracle au massacre de sa famille mais en ressort complétement désorienté et prondément triste. Un certain Nicolas Flamel se présente à lui et lui propose de l'aider, de venir dans sa propriété en France. Rohan va se méfier mais suite à différents événements il fait le choix de le suivre. Dès lors va commencer pour lui, un apprentissage grâce auquel il va découvrir une stupéfiante prophétie : la Prophétie des Glaces. Cette découverte va l'exposer à un danger qu'il ignore : l'Ensis Dei. Cette organisation prête à tout pour que cette Prophétie ne soit jamais dévoilée...

Par Maêlle - Publié dans : Livres
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Mercredi 16 février 2011 3 16 /02 /Fév /2011 13:18

 Le dernier des Templiers

 

A quoi s'attendre en voyant un tel titre ? A un film parlant de templier et donc inévitablement de religion. On s'attend à des guerres de croisés etc... Alors rien de bien étonnant à voir Nicolas Cage revêtir une armure et brandir une épée aux côtés d'un prêtre les exhortant à accomplir la volonté de Dieu. Le film commence ainsi : scènes de guerre dans des villes ou dans le sable des déserts des pays qu'ils envahissent. On apprécie la qualité de la mise en scène et le jeu des acteurs, surtout quand on voit Nicolas Cage prendre conscience du massacre et stoppait net dans un combat avec au bout de son épée le corps d'une femme. On voit une lumière s'allumer dans ses yeux et sa prise de conscience : ils sont en train de massacrer une cité qui ne comporte que des femmes et des enfants. Est-ce pour cela qu'il a prêté serment ? Est-ce cette idéologie qu'il souhaite de défendre ? Il se le demande. Et son meilleur ami aussi (joué par le grandiose Ron Perlman). J'ai beaucoup aimé cette idée de confronter un templier à ses idéaux, l'idée qu'un homme de foi remette en cause ce en quoi il croit. Il comprend qu'il a prêté serment à Dieu mais pas à cette église qui prétend faire sa volonté sur Terre. Une volonté qu'il ne souhaite plus défendre. On est donc pris dans l'histoire, on suit cet homme ébranlé dans ses convictions. Le fait de le confronter à un village dans lequel un prêtre est persuadé avoir à faire à une sorcière qui est à l'origine de l'épidémie de peste ne fait que renforcer ce conflit qui est né en lui. Il persiste en refusant d'aider l'église. Et quand il accepte finalement c'est avec des conditions louables. J'ai aimé l'ambiance instauré dans le film : noir, oppressante, nous sommes tout comme le personnage principal, indécis sur la véritable nature de cette jeune fille. Comme lui, on se demande si pour une fois, l'église ne serait pas tombée sur une vraie sorcière capable de leur en faire voir des vertes et des pas mûres. Bon ça implique de croire aux sorcières, mais pourquoi pas !! Malheureusement mes espoirs seront douchés. La fin se termine à l'américaine brute : effets spéciaux, casse en tout genre, un démon, un livre d'exorcisme qui va sauver tout le monde... On n'y croit pas. Et on a pas envie de croire en une telle chose. En effet, j'ai cru jusqu'au bout que nous aurions le droit à un film avec une fin intelligente, agréable, qui aurait sonné juste. Ils auraient pu faire un procès, faire gagner l'église tout de même, mais laisser cette ambiguïté jusqu'au bout : est-elle une sorcière ou non ? Bref, ils ont gâché une bonne base de film. Après Prédictions (que j'ai trouvé pareil : bien sauf la fin qui gâche tout où on nous sort la Bible sans trop savoir pourquoi...) on se demande si Nicolas Cage n'est pas atteint d'une malédiction l'amenant à jour dans des films avec une fin aussi nulle que le reste est bien...

 

 

=> Behmen et Felson ont vaillamment combattu en tant que templiers pendant les croisades. Poussé par un prêtre à châtier ceux qui bafouent Dieu. Mais un jour Behmen découvre au bout de son épée une femme... Surpris il s'arrête net dans son combat et regarde autour de lui pour voir les conséquences des la folie des hommes : ils viennent de massacrer des femmes et des enfants, sans défense, sans guerriers présents. Le pire dans tout cela c'est que le prêtre valide tout de même leur massacre. Pour Behmen ce n'est pas pour cela qu'il a prêté serment. Et il annonce au prêtre qu'il a prêté serment à Dieu et non à l'Eglise. Il devient donc déserteur et rentre dans son pays en compagnie de Felson. Là ils vont découvrir les ravages de la peste jusqu'à un petit village où ils se voient contraint de s'arrêter pour se ravitailler. Cela ne leur inspire rien de bon et l'avenir leur donne raison, puisque malencontreusement le symbole des templiers sera vu sur l'épée de Behmen. Dès lors ils seront arrêtés par les hommes du cardinal et emprisonnés. Toutefois, le cardinal, lui même atteint de la peste, demande aux templiers d'accepter d'escorter un jeune prêtre avec une sorcière jusqu'à une abbaye où cette dernière pourra être prise en charge par des moines possédant un manuscrit particulier. Refusant dans un premier temps, ils finissent par accepter sans savoir dans quoi ils se lancent réellement...

Par Maêlle - Publié dans : Films
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Mardi 15 février 2011 2 15 /02 /Fév /2011 12:59

Ce livre a été quelque peu une déception pour moi. Bien que bonne lectrice de romans policiers, il arrive parfois que les prétentions des auteurs ne soient pas à la hauteur de leur écriture. Il en va ainsi dans ce livre, « Hortensias blues », écrit par Hugo Buan. L'auteur tente de jouer d'humour tout en faisant mener une enquête tambour battant à son personnage principal. Ça marche très bien quand on s'appelle Frédéric Dard mais ça ne donne pas aussi bien quand on a pas le même talent. Ainsi on regrette que les personnages ne soient pas un peu plus approfondis ; l'auteur a écrit d'autres romans mettant en scène ces mêmes personnages ce qui permettrait de les connaître sur la durée, mais en lisant ce roman, je n'ai pas eu envi de lire une potentielle suite. Et puis alors le côté loufoque d'un commissaire qui le serait plus ou moins grâce à des personnes haut placées... On a du mal à gober ça et cette idée de diaspora polonaise toute puissante d'anciens résistants de la seconde guerre mondiale. Le côté excessif des réactions de l'inspecteur Workan dès que l'on aborde le sujet de cette période douloureuse est tellement comique qu'on a du mal à croire qu'il soit réellement affecté par ce triste aspect des choses...

Du côté de l'enquête, on a du mal à nous accrocher, les personnages tournent en rond pendant trop longtemps au point de se demander « Mais que font-ils ? » Alors c'est peut-être volontairement que l'auteur a voulu montrer les difficultés inhérentes à une enquête, le temps que cela peut prendre malgré les pressions exercées par la hiérarchie. Mais le souci c'est que pour nous lecteur, qui n'avons que le point de vue des enquêteurs, on s'ennuie ferme par moment !! Et du coup, ça plombe l'ambiance du livre. On a qu'une envie : que ça avance ! Et si encore c'était long mais oppressant... Là non, nous avons le droit aux longueurs, sans contrepartie.

C'est donc un livre que je ne conseille pas vraiment... Sauf pour celles/ceux qui souhaitent s'ennuyer !!

 

 

 

=> Un immeuble de plusieurs étages à Rennes, comprenant que des médecins aux spécialités très diverses. Un cadavre dans cet immeuble : un des médecins est retrouvé allongé sur le ventre avec une fleur d'hortensia placée dans sa son séant... L'arme du crime ? Un club de golf pris sur place par le tueur. L'inspecteur Workan, aux méthodes peu orthodoxes, se voit confier cette enquête qui va durer beaucoup plus longtemps que ce qu'il espérait. Le tueur est organisé et a visiblement décidé de s'en prendre aux autres habitants de cet immeuble... Les cadavres vont s'accumuler mais pas les pistes !

Par Maêlle - Publié dans : Livres
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Mardi 1 février 2011 2 01 /02 /Fév /2011 11:21

Certes, je mets moins d'articles sur les BD que sur les romans, mais j'aime aussi ce style de livre même si je suis plus exigeante ! En effet, dans la BD le style graphique, les dessins, sont tout aussi important que l'écriture, le scénario. Là où un roman ne sollicite que notre imagination, la BD nous offre un univers déjà dessiné. Je vais vous parler d'un événement majeur dans le monde de la BD et en profiter pour glisser quelques mots sur mes favorites...

 

LE FESTIVAL DE LA BD D'ANGOULÊME

 

C'était ce week-end ! Je l'ai déjà fais deux fois et faut croire que je suis piquée ! Ce festival c'est pour le plaisir de voir des dessinateurs dessinaient en direct, le plaisir (ou la douleur...) de patienter pour une dédicace ! A mon grand regret j'ai loupé Guilhem, LE dessinateur dont j'aurai aimé une dédicace. Bon je ne vous cache pas qu'il y en a d'autres mais j'affectionne énormément sa bande-dessinée "Zarla" écrite par Jannsens. Elle est géniale ! D'abord, parce qu'elle est drôle. On ne peut que rire de la naïveté de cette petite fille persuadée d'être une grande guerrière ! Mais aussi parce que les personnages qui gravitent dans son univers sont touchants : une nourrice géante qui l'aime comme sa propre fille, un grand-père nostalgique de sa jeunesse où il combattait les dragons. Zarla est peut-être naïve mais pas stupide. Elle sait qu'elle a vu sa mère vivante alors que tout le monde lui soutient depuis toujours que ses parents sont morts, elle a entendu parler des Valras, des rebelles, des chasseurs de dragons... La légèreté de Zarla fait ressortir encore plus la gravité de son histoire. Malgré son caractère bien trempé (et une imagination débordante quand il s'agit de trouver des insultes contre les brigands !) Hydromel, le chien fainéant comme elle l'appelle, ne la lâche pas d'une semelle. Ce qu'elle ignore c'est que ce peureux d'Hydromel cache bien son jeu. Elle ignore aussi que l'amulette qu'elle porte, identique à celle d'Hydromel, lui procure une redoutable protection. Car ce qu'elle ignore vraiment et qui doit rester le plus grand secret c'est qu'Hydromel est un bull-guerrier... Un redoutable combattant, possédant force et maîtrise du combat. Mais qui lui fait croire que les brigands ont peur d'elle et non de lui ! Le dessin est simple, joli, on rit mais on reste sérieux aussi. Les images nous percutent mais arrivent à nous faire rire, une subtilité que je suppose difficile pour un dessinateur, mais dans laquelle Guilhem s'épanouie pour notre plus grand plaisir !

 

 

 

Excusivité du festival : le tome 3 qui doit sortir le 4 février 2011 était en vente en avant-première au festival. Vous vous doutez bien que je l'ai acheté, lu et... aimé !

 

 

"IRS : Internal Revenue Service... Le Fisc américain vu de manière séduisante !"

 

Série que j'ai commencé et pour laquelle j'ai acquis le dernier tome disponible, le numéro 12, ce samedi lors du festival. Sachant que toutes les histoires sont écrites sur deux tomes... Autant vous dire que j'ai attendu de pouvoir acheter le 12 pour acquérir le 11 !! Cette série, elle m'intriguait, d'abord, parce que le service, l'IRS, ne paraît pas être le meilleur support pour des BD "d'action" si je puis dire. Et pourtant on découvre qu'effectivement, cette structure tentaculaire permet de savoir beaucoup de choses sur les personnes. Et tout le monde remplit une déclaration d'impôt... Plus ou moins honnêtement, plus ou moins avec de l'argent "sale". Et parfois l'argent vient de trafics quelque peu illégaux : drogues, crimes organisés, terrorisme... Or on ne peut combattre ces personnes qu'avec des moyens conséquents, autre que la paperasserie habituelle de l'administration. Donc on a créé une section bien spéciale avec des personnages bien spéciaux ! C'est ainsi que ce grand mannequin aux yeux bleus et aux cheveux blancs arriva dans ma bibliothèque : scénarios captivants, extrêmement bien ficelés, que l'on pourrait comparer aisément à Largo Winch. Un personnage profond, bien étudié, tourmenté et attachant, Larry Max est un peu tout ça à la fois. J'aime autant le dessin que le scénario ! Dessins fluides, travaillés mais pas extrêmement détaillés, des couleurs très jolies, beaucoup de réalisme dans cette BD. Bref, une BD qui me plaît beaucoup, dont le dérivé IRS All Watcher m'intrigue à son tour... Sachant que le scénariste Desberg est à l'origine des deux, ça risque de me plaire ! Par contre à voir le dessin car nous passons de Vrancken à Queireix. A suivre...

 

 

Quelques couvertures pour vous donner une idée du dessin.

Le tome 5 :

IRS-5.jpg

Le tome 7 :

IRS-7.jpg

Le tome 11 :

IRS-11.jpg

 

"Largo Winch"

 

Je ne vais pas m'attarder trop sur Largo puisque j'ai déjà écrit un article assez conséquent lors de la sortie du premier film. Mais néanmoins, je souhaite en parler dans cet article, car Van Hamme était présent lors du festival (oui oui, applaudissement s'il vous plaît !) !! Bon je ne l'ai pas vu et j'avoue que je n'ai pas cherché à le voir absolumment mais il y était ! C'est donc une parfaite raison de m'attarder et d'écrire un petit quelque chose sur ce monument de la bande-dessinée ! Surement que l'adaptation au cinéma a aidé à faire connaître ce riche et séduisant personnage interprété à l'écran par Tomer Sisley. Certes, ce dernier n'a rien à voir physiquement avec le personnage dessiné. Mais comme je l'expliquais dans mon article sur le film, cela est du au fait que pour ce dernier, le réalisateur a choisi de s'inspirer de la version originale si on peut dire de Largo, présente dans un livre écrit par Van Hamme. Cela n'a pas beaucoup gêné ce dernier, que son dessinateur Francq l'imagine autrement que lui, car après tout Van Hamme est le scénariste pas le dessinateur. Et Largo plaît ainsi ! Dans les BD, à chaque fois, l'histoire est très bien ficelée, passionnante en tout point. On découvre comment ce jeune garçon adopté par un riche chef d'entreprise se retrouve à la tête de cet empire et surtout comment il arrive à s'en sortir ! Car certes il a été formé, mais parfois un manuel d'économie ne sert à rien !!! Ainsi les techniques de destabilisation que subi le groupe W n'a parfois rien d'économique, plutôt quelque chose de personnel et surtout de physique !! Heureusement que Largo est déboruillard, baroudeur, intelligent, fort, séduisant... Oui, disons le clairement il a un peu tout pour lui ce garçon !! Mais il lui faut au moins ça pour se sortir des situations dans lesquelles notre scénariste le met ! Attention toutefois, tout comme IRS, les histoires sont écrites sous forme de diptyques ce qui nous donne encore plus envie de lire le suivant ! Pour ceux qui ne connaissent pas ce monde, vous allez découvrir la dure loi des marchés financiers, le déroulement d'une OPA...

Notons, dans le dernier tome la lettre écrite par Largo Winch dans laquelle il parle de solidarité, de baisse des salaires des plus hauts dirigeants pour maintenir le nombre de salariés dans le groupe... Pour faire face à la crise. Vous avez tout compris M. Winch, dommage que vous ne soyez qu'un personnage d'une BD à succès, vous auriez pu donner une sacré leçon à tous ces patrons qui se fichent pas mal des conséquences d'une crise pourvue que leur salaire ne baisse pas. Vous auriez donné une leçon de courage... On se contentera de vous lire.

 

Et le reste !

 

Il n'y avait pas que ces BD évidemment ! Alors voilà quelques photos de flânerie pour découvrir les statues à l'honneur cette année : sur le stand Panini Comics, on pouvait se retrouver nez à nez avec le Joker, Iron Man, Batman ou encore Hulk (très impressionant.

 

Le-Joker.JPG

 

Hulk.jpg

 

Nous avons pu également profiter de notre ami Mickey, édité en exemplaires limités (il me semble 250), je pense que c'est lié, notamment, à la sortie en BD de l'histoire du jeu sorti sur la console Wii "Epic Mickey"... A savoir, elles sont à vendre. Bon un certain prix (ou un prix certain au choix) qui permettrait d'avoir dans son salon le célébrissime Mickey à échelle 1 (promis c'est ce qui est écrit !)

 

Une magnifique exposition sur le monde de Troy (BDs : Trolls de Troy, Lanfeust, Lanfeust des Etoiles...) mettait à l'honneur cette BD éditée par l'énorme maison Soleil qui avait un stand très très impressionant !! Nous avons donc fait l'exposition qui s'est avérée intéressante et magnifiquement illustrée. Hébus, le fameux troll qui accompagne Lanfeust était à l'honneur, en statue, édité en 5 exemplaires exprès pour le festival. La question qui brûle les lèvres de tous les fans c'est "Elles vont où les statues après ?" Bonne question ! Ce n'était pas précisé. Nous avons pensé avec des amis, au musée de la BD d'Angoulême, peut-être une pour les éditions Soleil.. Mais aucune certitude ! En tout cas il est très bien fait, réaliste si on peut dire (bin oui, j'ai pas encore eu l'occasion de croiser de trolls malgré des recherches approfondies...) bon nous noterons toutefois un léger oubli qui fait douter sur la véritable identité du troll : l'absence de mouches volant autour ! Il fallait opter pour le buste du troll où il y avait là des mouches, nous étions donc sur d'avoir le buste du bon personnage ! Vous pouvez voir également la statuette de Lanfeust sur Sphax qui est elle aussi superbe, en édition limitée également mais elle était à vendre. Cixi, quand à elle, avait une petite statue à son effigie, et était présente en chair et os pour le plus grand plaisir de ces messieurs !

 

2011-01-29-Festival-de-la-BD-d-Angouleme---16-.JPG

 

Lanfeust.jpg

 

Nous avons eu aussi la chance de voir Sandrine Gestin qui n'avait apparemment pas prévu de venir à l'origine ! Malheureusement, nous n'avions rien sous la main à lui faire dédicacer, quel dommage ! Cette femme est une dessinatrice hors pair dans le domaine du fantastique, domaine que j'aime beaucoup et dont je partage la passion avec une amie qui m'est très chère !

 

Sandrine-Gestin.jpg

Par Maêlle - Publié dans : Humeur
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